Biographie

Née en 1994 en Picardie (France). Vit et travailles à Bruxelles.
Après des études en Histoire de l’Art à la Sorbonne, Marie Van de Walle se forme aux métiers d’arts en arts-textiles et termine son cursus par un master à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles dans les ateliers d’Arts-textiles et de Sculpture.
Son travail est régulièrement montré dans le Nord de la France ou la Belgique. Il a été montré à plusieurs reprises dans des expositions individuelles dans des institutions culturelles comme au FRAC Picardie à Amiens, à l’espace Culture de l’Université de Lille, mais aussi dans des centres culturels de villes ou des galeries d’établissements scolaires comme à Montataire (60), Noyon (02), Chateau-Thierry (02).Elle montre également son travail lors d’expositions collectives comme à l’ISELP à Bruxelles, à la Maison des Arts de Schaerbeek, à Hectolitres et à la Foundation à Bruxelles, ou à Angers à La Chapelle Saint-Lazare (49) en France.
Parallèlement, Marie développe des actions de sensibilisations artistiques et naturalistes au travers de projets dans des établissements scolaires ou de workshops qu’elle donne pour différents types de public.
Enfin, ses projets individuels sont nourris de projets en collectifs qui lui permettent d’ouvrir son travail à d’autres pensées et médiums artistiques.
Démarche
Marie Van de Walle cherche à mettre au point des propositions sensibles pour accroitre nos relations au vivant, et à la flore de proximité en particulier. Elle travaille avec les plantes sauvages car elles sont notre commun. En les rendant visibles et en travaillant avec, elle tente de changer notre curseur d’attention et d’accroitre nos relations et nos affects au végétal, pour aller vers une meilleure connaissance de notre environnement et questionner nos manières d’habiter et d’appréhender notre territoire.
Elle place ainsi sa pratique artistique au regard d’interventions et de productions situées. Elle travaille à partir de l’existant et crée ses propres matériaux bio-sourcés, à proximité du lieu où elle est. Cela lui permet de questionner la question des ressources dans le travail artistique et celles de ses limites.
Son travail est parfois éphémère, souvent fragile et met en lumière la question de la temporalité d’une production artistique.
Le travail de la biomatière et son potentiel narratif sont au coeur de ses recherches, pour retrouver une forme d’humilité de la matière – au sens premier de la racine « humus » signifiant « terre »- et défendre une vision résiliente du monde.
Parallèlement, elle développe une réflexion autour du rôle de l’artiste en tant que « facilitateurice ». Elle développe ainsi des actions de sensibilisations artistiques et naturalistes au travers de projets dans des établissements scolaires ou de workshops pour un public varié. Il lui tient à cœur de proposer et de développer ces actions de sensibilisations artistiques et naturalistes, influencées par des principes d’éducation populaire, pour privilégier l’émancipation de l’individu au regard d’une société où les valeurs marchandes et de services sont priorisées.
Textes


